• Sarah K - Auteure

Amour sur Internet (partie 4)

Bonjour à tous et toutes, vous l'attendiez (peut-être), le voici, le voilà... Tout droit sorti du four de mon imagination, je vous en souhaite une bonne lecture.

Plusieurs jours passèrent sans que Jules ne dise rien, Sophie se méfiait, elle avait interrogé son frère qui semblait n'avoir rien révélé au jeune homme. C'est au moment qu'elle s'attendit le moins que Jules vint la trouver.

- Sophie! Faut qu'on parle ! Maintenant…

- Que se passe-t-il ?

- Je sais que tu mens, que ta blessure n'est pas un accident, que tu as été blessée, que l'on t'a volontairement donné un coup.

- Arrête, tu ne sais pas de quoi tu parles.

- Si, au contraire. Je sais toute la vérité et il faut vraiment que tu en parles, pas à moi nécessairement, mais au moins à ta famille d'accueil… Sophie, tu ne peux pas laisser un adulte te frapper sans rien dire, on a beau n'être que des enfants, si tes parents te frappent au point de laisser des marques, tu es dans l'obligation de le signaler !

- Arrête, Jules ! Arrête !

- Non ! Pourquoi faire croire à un accident quand ta mère te roue de coups ?

- Tu ne peux pas comprendre !

- C'est sûr que non vu que tu ne m'expliques pas les choses !

- À quoi cela servirait-il ? Tu n'es pas concerné par mon histoire !

- Je devrais donc laisser la fille que j'aime se faire passer à tabac, sans faire le moindre geste ?

Sophie le regarda comme s'il lui était apparu un troisième œil, n'en revenant pas de l'aveu qu'il venait de faire. Avait-il finalement compris qui elle était ou parlait-il en tant qu'ami ? Comme pour répondre à ses interrogations silencieuses, Jules reprit la parole:

- Tu ne dis rien ?

- C'est que… Non rien.

- Sophie… Explique-moi ce qu'il se passe dans ta tête, je ne sais plus quoi faire pour te montrer que je tiens à toi. J'avais prévu de t'en parler avant, mais les choses ont dégénéré; ma mystérieuse correspondante virtuelle, c'est toi n'est-ce-pas ? C'est pour ça que tu étais en colère quand je cherchais à te retrouver et que je partais en vrille.

- Et maintenant que tu le sais, tu vas partir ? lui demanda-t-elle, le teint pâle.

- Pourquoi est-ce que je ferais ça ?

- Parce que je n'ai rien de mystérieux, que mon présent et mon passé n'ont rien de glorieux et que mon futur est plus qu'incertain. Je n'ai rien à t'apporter, je suis une coquille vide, un pantin désarticulé, bon pour la casse.

- Qu'est-ce que tu racontes? -Jules l'attrapa par les avant-bras et ancra son regard au sien- Tu me rends heureux… Tu es toujours là pour me soutenir dans mes choix, tu me donnes envie d'être meilleur et je n'ai aucune envie de te voir sortir de ma vie.

Sur ce, il la rapprocha de son torse et commença à pencher la tête pour l'embrasser quand la main de Sophie l'interrompit en plein milieu. Son regard le dissuada d'aller plus loin, alors il la prit dans ses bras et caressa ses cheveux d'une main dans le but de l'apaiser. La sonnerie de la reprise venait de retentir, il devait donc la laisser partir, mais il n'en avait aucune envie, surtout qu'il n'avait eu aucune réponse aux questions qu'il se posait.

Plusieurs jours étaient passés, les séries de contrôle terminées, mais rien dans leur relation n'avait changé. Pour tout le monde, ils étaient des meilleurs amis, ni plus ni moins. Jules voulait plus que cet état de fait et pourtant Sophie ne semblait pas affectée par la situation. Tandis qu'ils déjeunaient au réfectoire, le garçon prit son courage à deux mains et interrogea sa camarade.

- Dis Sophie, vu que tu es amoureuse de moi et que c'est réciproque, on est un couple n'est-ce-pas ?

- Oui.

- Alors, pourquoi tu me repousses quand je tente de t'embrasser ?

- Non, c'est pas vrai.

- Bah si. À chaque fois que je m'approche de toi, soit tu mets ta main entre nous, soit tu détournes la tête pour que je te fasse la bise. Que se passe-t-il? N'as-tu pas envie d'être avec moi ou tu t'es rendue compte que ce n'était pas de l'amour que tu ressentais pour moi ?

- Quoi ? Non ! Ce n'est rien de tout cela. Je ne sais pas comment t'expliquer pourquoi je le fais… Je t'aime, tu ne dois pas en douter, mais c'est trop compliqué pour le moment dans ma vie. Sortir avec quelqu'un empirerait la situation...Et puis… Je ne souhaite pas t'enfoncer avec moi.

Jules la regarda sans trop savoir quoi répondre, en vérité, la situation lui échappait, il ne comprenait rien à ce qui se passait, tout ce qu'il désirait c'était d'être avec Sophie, mais elle le lui refusait. Il avait donc deux solutions : soit il patientait et surveillait l'évolution d'une possible relation entre eux deux, soit il laissait tout tomber, enfouissait ses sentiment et l'oubliait en sortant avec une autre. Il sut instinctivement que la seconde option n'était pas envisageable. Il ne pouvait pas se l'enlever de l'esprit, déjà quand il ne connaissait pas son identité, il était fou d'elle et ne désirait qu'une chose : la trouver afin de passer le plus de temps possible avec elle, ce n'était donc pas maintenant qu'il allait faire marche arrière.

©S.

On se retrouve la semaine prochaine avec la cinquième partie de l'histoire. Prenez soin de vous et de vos proches.

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