• Sarah K - Auteure

Amour sur Internet (partie 7 / dernière partie)

Bonjour tout le monde, nous voici aujourd'hui avec la dernière partie de mon histoire. Je vous en souhaite une bonne lecture.

Trois ans plus tard, Sophie faisait les cent pas devant le bureau du juge des affaires familiales, sa mère, son petit frère, leurs avocats et elle avait rendez-vous afin de définir si oui ou non elle avait le droit de garde vis à vis de son frère. De nombreuses choses s'étaient passées depuis que Jules lui avait proposé de vivre chez lui. Avant le baccalauréat, elle était retournée une dernière fois chez ses parents et sa mère avait tenté de battre son frère car une assiette lui avait échappé des mains ; Sophie avait prit sa place, lui intimant de monter à l'étage et d'appeler les secours, elle souhaitait le protéger de la folie de leur mère. Elle avait attendu sans broncher que les coups s'achèvent et que les sirènes dans le quartier ne retentissent, elle avait ouvert la porte, pleine d'ecchymoses visibles ; on l'avait fait sortir, ainsi que son frère et les avait conduits à l'hôpital pour une batterie de test. Sophie et son frère avait été retrouvés par leur famille d'accueil sur place, ils avaient été tellement en colère qu'ils avaient refusés de laisser Quentin partir chez ses parents pour y passer le week-end pendant environ un an. La jeune femme en avait été soulagée, surtout puisqu'elle quittait le domicile pour vivre chez Jules, elle ne pourrait plus le protéger, mais lui avait fait promettre qu'à la moindre menace, il devait l'appeler sur le champ.

Ensuite, Sophie avait été recrutée par l'entreprise dans laquelle elle avait travaillé durant plusieurs étés en tant que stagiaire puis en alternance, on lui avait fait intégré une formation à la suite de son stage, son nouvel employeur avait conscience de ses capacités brutes et avec un entraînement, il était certain qu'elle serait un atout pour eux par la suite. Ainsi, une grande partie de son salaire était directement reversée dans la formation CAP en alternance qu'elle suivait, Jules, lui avait poursuivit ses études, il rentrait souvent tard le soir quand elle dormait et partait soit avant soit en même temps qu'elle. Leurs week-ends étaient assez chargés : il n'était pas rare que son petit ami passe tous ses samedis entiers à l'université afin de faire des recherches pour ses cours, de faire ses devoirs… Il avait refusé d'aller dans une chambre universitaire, subissant ainsi de très courtes nuits et peu de temps libre entre tous ses cours pour son cursus d'ingénierie. Actuellement, il venait de terminer ses deux ans dans une école préparatoire et avait fait la première année dans l'école d'ingénierie à proprement dit, il lui restait encore deux ans à faire, mais il était sûr d'obtenir un travail par la suite.

Au bout des deux ans de formation, Sophie avait signé un CDI dans la boîte où elle était, l'argent qu'elle avait économisé durant tout ce temps, lui avait permis de trouver un appartement suffisamment grand pour trois personnes, elle avait proposé à Jules de vivre avec elle en le rapprochant de son lieu d'études, il avait tout de suite accepté, même s'il avait l'impression de vivre à ses crochets par moments. Cela leur avait permis de se rapprocher, puisqu'il passait moins de temps dans les transports, il lui était possible de passer des week-ends entiers chez la jeune femme ; il n'était pas rare que Quentin vienne les voir et ils lui avaient aménagés sa propre chambre avec des affaires et des jeux. Il avait la possibilité de venir quand il voulait, à condition que la famille d'accueil sache où il se trouve et qu'il ait leur autorisation ; plus d'une fois il s'était réfugié chez sa sœur lorsqu'il devait se rendre chez leurs parents et jamais Sophie ou Jules n'avaient dit quoique ce soit, ils comprenaient parfaitement ses réticences à l'égard de leurs géniteurs.

Sophie faisait toujours les cent pas, elle était anxieuse et si on lui refusait son droit de garde ? Elle remplissait toutes les conditions, en plus un mariage était prévu, ce qui était un plus pour la stabilité dont Quentin avait besoin, malgré cela, la demoiselle ne pouvait s'empêcher de s'angoisser. La porte s'ouvrit sur le juge et sur des personnes sortant du bureau.

— Si la famille Meldet veut bien entrer…

Tout le monde le suivit à l'intérieur et s'installa sur des chaises : Quentin se trouvait au milieu, les avocats de chaque côté, Sophie et sa mère à chacune des extrémités. Les points de vues des deux femmes fut entendus, l'avocat de Sophie rappelant la violence dont la mère pouvait faire preuve et du nombre de fois où Quentin n'était pas allée chez elle mais chez sa grande sœur durant la dernière année qui venait de s'écouler, enfin le jeune homme put s'exprimer.

— J'entends les différents arguments, mais vous, jeune homme, que voulez-vous faire ? Comment voyez-vous votre avenir ?

— Monsieur le juge, je sais que je ne suis qu'un enfant et que je ne connais pas grand chose du monde qui m'entoure, je ne peux pas subvenir à mes besoins et c'est pour cela que l'on est là. Je veux vivre avec Sophie, elle a toujours été là pour moi, et même après qu'elle soit partie de chez notre famille d'accueil; si je lui disais que j'avais un problème, je savais qu'elle passerait me voir le plus vite possible après sa journée de travail. Je sais que je peux compter sur elle, contrairement à ma mère. Cette femme a divorcé et elle vit seule et la seule fois où je l'avais appelé au secours, elle n'est pas venue, c'est Jules, le fiancé de Sophie qui est apparu pour me prêter main forte, parce que ma grande sœur était coincée à son travail. Mais j'ai bien conscience que ce n'est pas moi qui décide, sinon nous ne serions pas là entrain de discuter pour savoir où je vais habiter.

— Très bien, je comprends. J'ai une dernière question : t'entends-tu bien avec le fiancé de ta sœur ?

— Oui, Monsieur.

— Bien. Au vu des informations dont je dispose et au vu de ce que désire ce jeune homme, je prends la décision de confier la garde de Quentin Meldet à sa grande sœur : Sophie Meldet. Cette décision prend effet immédiatement, bien sûr, vous pouvez vous arranger avec la famille d'accueil qui s'occupait de vous pour procéder à un changement en douceur si vous le désirez. Sur ce, messieurs dames, je vous souhaite une bonne journée.

Sophie avait eu du mal à ne pas sauter sur place, à laisser éclater sa joie, elle avait acquiescé d'un signe de tête, s'était levée, avait enlacé son frère et était sorti en lui tenant la main. Le cauchemar était enfin terminé, elle avait du mal à le croire, bien qu'elle sentait son corps léger et un état d'euphorie intense la parcourir dans chacune de ses veines et de ses pores. Ce soir-là, en rentrant chez elle, Sophie avait sauté dans les bras de Jules qui l'attendait en ayant préparé un délicieux repas pour eux. Elle lui raconta en détail l'entrevue et comment allait se passer les prochaines semaines ; ils avaient convenus que Quentin viendrait vivre avec eux, une fois qu'elle serait passée au collège et qu'elle aurait fait changé les informations les concernant ainsi qu'une fois qu'ils auraient récupérés toutes ses affaires chez la famille d'accueil.

Ce fut le début d'une nouvelle vie pour eux trois, l'année suivante, Quentin entrait au lycée, deux ans après, le mariage entre Sophie et Jules avait lieu, le petit frère s'était vu demandé d'être témoin à leur mariage ; malgré que les mariés soient un jeune couple, ils avaient tenu à ce que le jeune homme reste autant de temps qu'il le désirait chez eux et ce, même s'il était officiellement majeur. Cela faisait des années qu'ils se voyaient comme des parents adoptifs pour lui, alors il était hors de question qu'il le mette à la porte. Presque un an plus tard, tout le monde déménagea dans une maison à la campagne où une nouvelle chambre avait fait son apparition, en effet, un bambin devait voir le jour sous le peu et tout ce petit monde en était extrêmement heureux, une carte annonçant sa venue avait même été envoyée à la famille d'accueil qui les avait protégés si longtemps durant leur jeunesse.

Une nouvelle histoire commencerait bientôt pour ce couple que le hasard avait fait se croiser au lycée et se découvrir via le net ; il s'agissait d'un véritable amour qui était né entre eux et non d'une vulgaire amourette, comme certains le laissaient à penser à l'époque.

©S.

Et voilà, je suis fière de dire que cette histoire est terminée. Qu'en avez-vous pensé ? Étiez-vous persuadés que je ferais se terminer ainsi cet écrit ou voyez-vous une autre fin ? J'attend avec impatience vos commentaires et vous souhaite une bonne semaine.

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