• Sarah K - Auteure

La mort d'un être cher

Dernière mise à jour : 4 avr. 2020

Ce texte m'est venu naturellement il y a quelques jours, suite au décès de mon père. Ce texte, personnel, est surtout une forme de catharsis, il vous touchera peut-être mais ce n'est pas son but premier.

Je ne sais pas quoi te dire, je sais pas par où commencer. Ta disparition a laissé un vide dans mon cœur, dans celui de maman encore plus. Tu ne verras jamais ces mots, j'en ai bien conscience, mais j'ose croire qu'ils pourront te parvenir là où tu trouves.

Ton absence est atroce, nous sommes face à la réalité. Il est vrai que même si les derniers jours étaient difficile pour nous tous, tu étais tout de même là, présent, à nos côtés, à nous soutenir, et ce, sans avoir besoin de parler. Aujourd'hui, il nous faut apprendre à nous relever en ne comptant que sur nous-mêmes. Je t'avoue, papa, que je commence à me lasser de devoir me relever. La vie ne me fait pas de cadeaux, je ne suis pas sûre de pouvoir tout encaisser.


Je n'ai jamais rien dis, mais je n'ai jamais digéré tout ce qui nous est arrivé depuis plusieurs années : les différentes disparitions, le déménagement, la famille. C'est trop pour moi. J'ai l'impression de me balader avec des boulets aux chevilles que je ne peux pas retirer. Et maintenant, je dois y ajouter la peine que je ressens face à cette nouvelle épreuve.


Comment veux-tu que je parvienne à dépasser ta mort ? Comment puis-je espérer aller mieux ? Beaucoup de monde se trouve mes côtés, oui, mais je ne suis pas faite du même bois que les autres et ça tu le sais. Je ne sais pas me confier et me laisser aider. J'ai horreur de me montrer faible face aux autres, je dois être forte et ce, quelle que soit la situation. Vous m'avez éduquée ainsi, peut-être involontairement, mais ce qui est fait est fait. Je ne vous en veux pas, je suis comme je suis. Je cherche simplement une échappatoire à ma peine trop grande, au désespoir qui m'assaille parfois le soir, à l'étau de la peur qui se resserre jour après jour autour de moi. Tu vois, j'ai beau chercher des solutions, tout me semble impossible à résoudre. J'ai l'impression de faire face à un mur, trop haut à franchir pour ma petite taille, je suis coincée derrière ce mur, tandis que les autres continuent d'avancer.


©S.

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