• Sarah K - Auteure

Seconde guerre mondiale

Aujourd'hui, je voudrais rendre hommage à tous ces hommes, à toutes ces femmes et ces enfants partis trop tôt, à toutes ces personnes qui sont mortes dans les camps de concentration ou d'extermination. Je voudrais rendre hommage à tous ceux qui ont résisté une fois leur pays sous domination nazie, à ces anonymes qui ont protégés des êtres vivants bien qu'ils ne soient pas de la même religion qu'eux… Je tiens à rendre hommage à tous ceux et celles qui ont portés secours aux autres à l'intérieur des camps, mais aussi à la sortie de la guerre, quand il a fallut s'occuper de tous les orphelins et leur réapprendre à vivre, malgré les années de torture et de famine qu'ils venaient de subir.

Il nous est impossible de dire ce que nous aurions fait si nous avions été à la place des peuples de cette époque, peut importe la religion d'ailleurs… Qu'aurions-nous fait si nous étions juifs en 1940 ? Qu'aurions-nous fait si nous avions fait partie du parti nazie à ce moment-là ? Comment être sûr que nous n'aurions pas tenté de fuir ou nous cacher au fin fond du pays pour ne pas être arrêtés ? Comment savoir si nous n'aurions pas cherché à avoir de nouveaux papiers ou des sauf-conduits ? Comment dire que nous aurions refusé de suivre les ordres qui nous étaient donnés par notre hiérarchie ? Après tout, nous ne sommes que des hommes et des femmes, qui avons des proches à protéger… L'être humain peut faire passer ses propres besoins et désirs égoïstes avant le reste, ce n'est pas un élément nouveau, nous le savons depuis bien longtemps. De même, pour reprendre les paroles d'une chanson « Et si j'étais né en 17 à Leidenstadt / Sur les ruines d'un champ de bataille ? » Aurais-je faire d'autres choix que ces gens, en ayant reçu la même éducation, en étant bercée par la honte d'une guerre perdue pour lequel il fallait un coupable ? Aurais-je été capable de dépasser ces préjugés qui n'étaient qu'une réponse au tas de questions qu'avait apportées la guerre précédente.

À dire vrai, je n'en suis pas sûre, je pense que j'aurais cherché à me protéger et à mettre en sécurité ceux que j'aime, même si cela signifiait sacrifier des innocents. Ma conscience m'aurait certainement tourmentée, je me serais peut-être tournée vers un dieu inconnu pour qu'il mette fin à ce carnage s'il existe réellement, j'aurais probablement prié pour que les « Alliés » viennent nous combattre et stoppent notre Parti dans ses élans meurtriers. Ou alors au contraire, j'aurais eu la force de résister aux ordres, j'aurais fui avec ma famille pour être dans un lieu où le conflit ne nous toucherait pas. Nous le saurons jamais, tout du moins c'est à espérer…

Ces personnes sont mortes, vous pouvez penser que cela leur fait « une belle jambe » qu'on leur rende hommage, qu'on leur remercie pour leur sacrifice si l'on peut dire ; néanmoins, je pense qu'il est important de continuer à se rappeler ce qui a pu se passer, et de revoir les conclusions que nous pouvons en tirer afin que jamais, au plus grand jamais, ce genre d'actes ne se reproduisent dans notre monde si civilisé. Et je tiens à les remercier de s'être battues afin que nous puissions vivre dans un pays où la guerre ne fait pas partie de notre quotidien, afin que les bombardements nous soient, ici, inconnus.

Malheureusement, je ne suis pas du genre à voir le monde en rose ou en blanc, j'ai bien conscience que la haine d'une catégorie de personne pourrait de nouveau faire flamber le monde rapidement, il suffit de regarder ce qu'il se passe autour de nous… Le racisme n'a pas disparu en 1945, il est toujours d'actualité, les attaques terroristes pourraient être considérés comme des tentatives de génocides. Mes mots sont peut-être trop forts, mais c'est de cette manière que je perçois les choses, je vois des parallèles et en tire mon propre bilan : la guerre n'a jamais cessé, elle n'arrêtera jamais. Au fil des siècles, elle se transformera éventuellement, mais on ne pourra jamais empêcher les gens de se battre, de même nous ne pourrons jamais enfermer la haine des autres dans un coin de notre cœur sans lui laisser la possibilité de s'exprimer. Nous ne sommes pas fait ainsi, toute personne différente de nous est perçue comme une source de peur, car nous ne savons pas comment elle peut réagir, déjà dans l'Antiquité, en Grèce c'était le cas : le terme « étranger » vient de là, il signifie (1)« (Celui, celle) qui n'est pas d'un pays, d'une nation donnée; qui est d'une autre nationalité ou sans nationalité; plus largement, qui est d'une communauté géographique différente. » Ainsi, la peur de l'autre est ancrée en nous, et même si l'éducation et l'école nous font comprendre que nous n'avons rien à craindre d'une personne qui ne possède pas la même couleur de peau ou encore la même religion voire la même sexualité, cette peur restera tout de même ancrée au fond de nous et comme tout phobie, elle se manifestera sans que l'on ait d'explication chez certaines personnes.

©S.

(1) Définition provenant du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales.


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